322
pages
Français
Documents
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne En savoir plus
Découvre YouScribe en t'inscrivant gratuitement
Découvre YouScribe en t'inscrivant gratuitement
322
pages
Français
Documents
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne En savoir plus
Université Victor Segalen Bordeaux 2
Année 2010
Thèse n° 1779
THÈSE
pour le
DOCTORAT DE L’UNIVERSITÉ BORDEAUX 2
Mention : Sciences, Technologie, Santé
Option : Œnologie
Présentée et soutenue publiquement le 15 décembre 2010
Par
Axel MARCHAL
Né le 31 octobre 1983 à Remiremont (88)
Recherches sur les bases moléculaires de la saveur sucrée
des vins secs
Approches analytique et sensorielle
Membres du Jury
M. J.M. LEHN, Professeur au Collège de France, membre de l’Institut Président
M. E.J. DUFOURC, Directeur de recherche, CNRS (Bordeaux) Rapporteur
M. M. MOUTOUNET, Directeur de recherche, INRA (Montpellier) Rapporteur
M. E. FREROT, Principal scientist, société Firmenich SA (Genève) Examinateur
M. P.WAFFO-TEGUO, Maître de conférences, Université Bordeaux 2 Examinateur
M. D.DUBOURDIEU, Professeur, Université Bordeaux 2 Directeur de thèse
A mes parents,
En remerciement de leur amour et de leur indéfectible soutien,
En témoignage de ma reconnaissance pour le goût de la liberté qu’ils m’ont inculqué Remerciements
Monsieur le professeur Denis Dubourdieu, directeur général de l’Institut des Sciences
de la Vigne et du Vin, m’a confié ce sujet de recherche passionnant. Il m’a donné la
possibilité de faire converger mon goût prononcé pour la chimie et ma passion du vin. Ses
conseils avisés et précieux ont éclairé ces trois années de thèse. Il a laissé une libre part à mon
initiative personnelle tout en m’offrant les moyens de cette liberté. Son soutien amical a été
décisif dans la réalisation de ce travail. Qu’il soit assuré de mon entière reconnaissance.
Monsieur le professeur Jean-Marie Lehn m’a fait l’immense honneur de présider le
jury de cette thèse. Les six mois que j’ai passés il y a quelques années sous sa direction, dans
son laboratoire strasbourgeois, avaient constitué une expérience scientifique incomparable et
forgé mon goût pour la recherche. Je lui témoigne ma très respectueuse gratitude.
Messieurs Erick Dufourc, directeur de recherche au CNRS, et Michel Moutounet,
directeur de recherche à l’INRA, ont accepté d’évaluer ce travail et d’en être les rapporteurs.
J’en suis très honoré et les remercie vivement.
Monsieur Eric Frérot, de la société Firmenich, a montré un vif intérêt pour mon travail
en m’accueillant quelques semaines dans son laboratoire et en m’apprenant les principes de
l’étude des substances naturelles. Je suis heureux qu’il ait accepté de juger cette thèse.
Je remercie l’Ecole Normale Supérieure, qui a permis le financement de cette thèse,
ainsi que le Conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux et la société Laffort pour leur
soutien matériel au projet.
Monsieur le professeur Bernard Donèche, doyen de la Faculté d’Œnologie de
l’Université Bordeaux Segalen, a permis que je réalise ce travail au sein de la Faculté. Je lui
exprime ma gratitude.
Monsieur le professeur Philippe Darriet m’a accueilli au sein du laboratoire
d’œnologie générale. Monsieur le professeur Jean-Michel Mérillon, directeur du Groupe
d'Etude des Substances Végétales à Activité Biologique, a permis une collaboration
fructueuse. Je les remercie vivement de leur soutien et de leurs conseils.
Je remercie chaleureusement Pierre Waffo-Téguo, Maître de conférences à
l’Université Bordeaux Segalen, qui m’a enseigné l’utilisation de la chromatographie de
partage centrifuge et l’application de la résonance magnétique nucléaire à l’identification
structurale. Au-delà de son incontestable maîtrise scientifique, je salue ses qualités humaines
et plus particulièrement sa patience, sa disponibilité et sa gentillesse.
Je suis très reconnaissant envers Valérie Lavigne-Cruège, chercheuse détachée à la
Faculté d’Œnologie. Ses grandes compétences, tant œnologiques que scientifiques, m’ont
guidé pendant ce travail, tout en attisant mon intérêt pour le monde du vin. Son amitié et nos
nombreux échanges ont rendu cette thèse particulièrement agréable. Eric Génin, responsable du laboratoire d’application de la société Thermo Fisher, m’a
initié aux subtilités de la spectrométrie de masse à transformée de Fourier. Je salue sa grande
rigueur scientifique et le remercie amicalement de son aide.
Je remercie également Virginie Moine et Philippe Marullo, de la société Laffort, pour
leurs conseils et leur aide concernant les aspects biochimiques et biomoléculaires de la levure,
ainsi qu’Alexandre Pons, de la tonnellerie Seguin-Moreau, pour son assistance dans le dosage
des composés volatils du bois de chêne.
Moktar Akermi, Isabelle Santal et David Soverchia ont consacré un mois de leurs
études à la purification « à grande échelle » des composés du bois, tout en conservant leur
bonne humeur. Je leur en suis reconnaissant.
Je remercie également les propriétés ayant fourni des échantillons, notamment la
maison Jaboulet, le château Reynon et la maison Rémy-Martin.
Ces trois années n’auraient indiscutablement pas eu la même saveur sans l’amitié et le
soutien de Sophie Tempère. Au quotidien, nous avons partagé les heurts et les bonheurs de la
thèse. Nos innombrables discussions, nos doutes et nos échanges ont été particulièrement
enrichissants pour moi. Je la remercie très sincèrement.
Guillaume Antalick et Philippe Renault ont été les autres « coéquipiers » de cette
thèse. Je leur suis très reconnaissant pour les éclats de rire et les prolixes débats qui ont
émaillé ces trois ans.
Je n’oublie pas les dégustateurs, indispensables à la réalisation des études sensorielles.
Je remercie chaleureusement Elodie Guittard pour l’organisation de ces dégustations, et plus
généralement, pour son amitié et ses encouragements.
Je salue amicalement les membres de la Faculté d’Œnologie et du GESVAB qui m’ont
accueilli au cours de ces trois années. S’ils sont trop nombreux pour que je les cite tous ici, je
leur témoigne ma sympathie.
Enfin, je pense à mes connaissances et amis, œnologues, producteurs, critiques ou
passionnés de vin. Les dégustations que nous avons partagées n’ont cessé d’entretenir ma
fascination pour la beauté et la bonté du vin, motivant a fortiori mon travail de recherche. Je
remercie notamment Michel Bettane, Pierre et Anne Morey, Véronique Sanders, Cyril,
Antoine, Manon, Julien, Bastien, Jean-Philippe, Matthieu, Alessandro, Pierre, Maxime,
Benoît, Alexandra, François…, ainsi que Céline pour son soutien et son réconfort.
Sommaire
INTRODUCTION GÉNÉRALE ............................. ................................................... .............................................. 1
PREMIERE PARTIE : ................................. ................................................... ................................................... .... 2
ETUDE DE L’INFLUENCE DE PLUSIEURS FACTEURS SUR LAE RPCEPTION SUCREE DES VINS SECS ....................... 2
CHAPITRE 1 - LA PERCEPTION SUCREE DANS LES VINS S–EC ESTU DE PARTICULIERE DU ROLE DE L ’ETHANOL ET DU GLYCEROL ...... ... 5
Introduction ........................................................................... .. .5.................
I) Les composés édulcorants ............................................................ ...................... 5
A) Diversité moléculaire des édulcorants ............................................................ .5...................
B) Les composés à saveur sucrée dans les vins: s eéctsa t de l’art ......................................... ................. 8
II) Perception de la sucrosité par les dégusta t.eu.r.s.......................................... ............... 11
A) Diversité des perceptions sucrées ..................................................................................................... . 1.1.................
B) La perception de la saveur sucrée par les daétgeusrts : étude dans quelques vins secs ................. ........ 15
III) Etude de l’addition d’éthanol et de glycéarnosl des vins (ro