76
pages
Français
Ebooks
2021
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Publié par
Date de parution
01 mars 2021
Nombre de lectures
5
EAN13
9782764442753
Langue
Français
Poids de l'ouvrage
2 Mo
Publié par
Date de parution
01 mars 2021
Nombre de lectures
5
EAN13
9782764442753
Langue
Français
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D u même auteur chez Québec Amérique
Le Bouchon 1 – Tsunami sur l’île interdite , coll. Gulliver, 2020.
Maddie Maud , coll. Magellan, 2019.
Le Rayonnement de Hawking , coll. Titan, 2019.
Ce vide au- dessus de nos têtes , coll. Magellan, 2018.
Le Cavalier de l’Abeille , coll. Magellan, 2017.
La Puanteur des morts , coll. Magellan, 2017.
Nouvelle- Orléans , coll. Magellan, 2016 .
• FINALISTE AUX PRIX LITTÉRAIRES DU GOUVERNEUR GÉNÉRAL 2016
• FINALISTE AU PRIX JEUNESSE DES LIBRAIRES 2017
Série Les Atypiques
Les Atypiques 3 – Le Sortilège de la sorcièr e , coll. Gulliver, 2016 .
Les Atypiques 2 – Le Masque de l’avant- centre , coll. Gulliver, 2016 .
Les Atypiques 1 – Ce jour- là, à 7 h 22 , coll . Gulliver, 2015 .
• SÉLECTION ROMAN FRANÇAIS AU PRIX HACKMATACK – LE CHOIX DES JEUNES 2018
Les Forces du désordre , coll. Magellan, 2015 .
• 1 re position Palmarès Communication- Jeunesse, 2015- 2016, 12- 17 ans
• FINALISTE AUX PRIX LITTÉRAIRES DU GOUVERNEUR GÉNÉRAL 2015
• FINALISTE AU PRIX JEUNESSE DES LIBRAIRES 2015, VOLET QUÉBEC, CATÉGORIE 12- 17 ANS
• FINALISTE AU PRIX DE CRÉATION LITTÉRAIRE DE LA VILLE DE QUÉBEC 2016
Les Chiens entre eux , coll. Titan +, 2014 .
Le Rôle des cochons , coll. Magellan, 2014 .
Projet dirigé par Stéphanie Durand, éditrice
Conception graphique et mise en pages : Gabrielle Deblois
Révision linguistique : Sabrina Raymond
En couverture : Montage à partir de l’illustration de gladcov / shutterstock.com
Conversion en ePub : Fedoua El Koudri
Québec Amérique
7240, rue Saint-Hubert
Montréal (Québec) Canada H2R 2N1
Téléphone : 514 499-3000, télécopieur : 514 499-3010
Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada.
L’auteur tient à remercier le Conseil des Arts et des lettres du Québec pour son appui financier.
Nous remercions le Conseil des arts du Canada de son soutien. We acknowledge the support of the Canada Council for the Arts.
Nous tenons également à remercier la SODEC pour son appui financier. Gouvernement du Québec – Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres – Gestion SODEC.
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada
Titre : Le bouchon / Camille Bouchard.
Noms : Bouchard, Camille, 1955- auteur. | Bouchard, Camille, 1955- Radeau de la détresse.
Collections : Gulliver jeunesse.
Description : Mention de collection : Gulliver | Sommaire incomplet : [t. 2]. Le radeau de la détresse.
Identifiants : Canadiana (livre imprimé) 20200079069 | Canadiana (livre numérique) 20200079077 | ISBN 9782764442739 (vol. 2) | ISBN 9782764442746 (PDF : vol. 2) | ISBN 9782764442753 (EPUB : vol. 2)
Classification : LCC PS8553.O756 B68 2020 | CDD jC843/.54—dc23
Dépôt légal, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2021
Dépôt légal, Bibliothèque et Archives du Canada, 2021
Tous droits de traduction, de reproduction et d’adaptation réservés
© Éditions Québec Amérique inc., 2021.
quebec-amerique.com
À Dominic Perron – mon neveu, parce que, préadolescent, il lisait beaucoup
« C’est quoi l’indifférence ? C’est la vie sans les couleurs. Et c’est quoi le racisme ? Une infirmité du cœur. »
Guillaume Aldebert La vie, c’est quoi ?
« Un bateau frêle comme un papillon de mai. »
Arthur Rimbaud Le bateau ivre
PROLOGUE
Salut, amis lecteurs et amies lectrices. Je m’appelle Éloi et j’ai une sœur jumelle prénommée Églantine. On a dix ans, presque onze. D’ailleurs, je précise que j’ai presque deux minutes de plus que ma jumelle et c’est pourquoi je m’adresse à toi avant elle.
Puisqu’Églantine et moi, on voyage très loin sans nos amis, on est vraiment heureux que tu sois avec nous pour participer à nos aventures. Tu nous tiens compagnie et on se sent moins seuls.
Tu ne nous en voudras pas, j’espère, si on s’adresse à toi en mentionnant seulement « lecteur et ami » et non pas « lecteur/lectrice » et « ami/amie ». Ça finirait vite par devenir répétitif. Ah ben, tiens, j’ai une idée ! Églantine et moi, on pourrait t’appeler « ami/e- qui- lit ». Qu’est- ce que t’en dis ? Ou mieux encore : Amikili ! C’est chouette, ça te fait comme un prénom.
Alors, Amikili, même si c’est impossible pour nous de savoir qui tu es exactement – garçon ou fille, jeune ou vieux, Terrien ou Klingon –, on comprend tout de même que tu es quelqu’un de vraiment cool, puisque tu partages nos aventures. Et pour toi, au moins, ce sera simple de reconnaître qui, d’Églantine ou moi, raconte ce qui se passe : il y a un dessin pour nous identifier chaque fois qu’on s’adresse à toi !
Alors ? Paré pour l’action ?
Salut, Amikili ! Églantine, c’est moi. J’ai un joli pre ́nom. J’ignore pourquoi nos parents nous ont appelés Éloi et Églantine, puisque, pour des jumeaux, souvent, on donne des prénoms qui se ressemblent : Justin et Justine, par exemple, ou Victor et Victoria… Tu vois ? Quelque chose du genre. Mais bon, nos parents sont comme ça : pas toujours cohérents.
Je suppose que, lorsque maman était enceinte et qu’il fallait penser à trouver nos prénoms, papa Bruno avait encore le nez dans ses gros livres pendant que maman Karine ne pensait qu’au jour où elle pourrait retourner courir sur son tapis roulant en suant comme une serviette mouillée.
Bref. Éloi et moi, on a dix ans, presque onze. Ah ! Il te l’a déjà dit, c’est vrai. Et il a bien précisé qu’il était mon aîné de moins de deux minutes. Si tu veux mon avis, sur une période de dix- ans- presque- onze, ça ne vaut pas un pet.
Tu sais, je l’aime bien, mon frérot, mais il est sage et tranquille, tandis que, moi, je suis plutôt une fille d’action. Ah oui, carrément ! Autour de moi, ça déménage !
Mon jumeau a hérité de la personnalité de notre père, et moi, de celle de notre mère. N’empêche, Éloi, il a quand même une sacrée qualité : il est courageux. Car il ne faut pas être peureux pour nous suivre, tous les quatre, papa, maman, mon frère et moi, dans nos aventures.
Églantine, précisons que, quand on avait huit ans, papi Charles, le père de maman, est décédé. Papi était un ancien marin et il possédait un grand, un immense paquebot à lui. Bon, j’exagère. Disons plutôt : un chalutier de quarante pieds – ou douze mètres – dont il se servait pour la pêche. Maman et papa ont décidé de remettre ce bateau à neuf, de le transformer en maison flottante et de l’utiliser pour faire le tour du monde. Et on a changé son nom pour le baptiser Le Bouchon .
Pourquoi un pareil nom ? C’est à cause d’un poème que mon père a lu, une fois. Ça parle d’un navire ressemblant à un bouchon sur les flots. Papa a trouvé ça « telllllement beauuuu ». Tu sais comment ils sont, les adultes, des fois.
Alors, Éloi et moi, on s’est retrouvés sur le Bouchon avec nos parents. Et c’est depuis ce temps- là que, tous les quatre, nous parcourons les mers sans plus aller à l’école… mais avec papa comme enseignant.
Voilà, ami lecteur ou amie lectrice… non, je veux dire : voilà, Amikili, maintenant, tu sais tout de nous. Es- tu prêt à nous suivre dans nos aventures ?
Zut, Éloi ! On a oublié de parler du chat.
Oh, ce chat ! On l’oublie tout le temps.
1. Un homme à la mer
Là, mon père a un sourire en coin, Amikili. Il rigole par en dedans, c’est sûr. À Éloi et moi, assis avec lui autour de la table de l’habitacle, il vient d’annoncer :
— C’est assez pour les mathématiques, maintenant, passons au cours de géographie.
Il adore enseigner ce sujet et il sait que, moi, je déteste devoir apprendre les noms des pays avec leur capitale et leurs particularités. Ça l’amuse de me voir grimacer, le snoreau.
— Oh oui, la géo ! s’exclame Éloi comme pour contredire ma pensée. C’est ma matière préférée !
Et c’est vrai, en plus ! Mon jumeau ne fait pas semblant d’aimer le sujet pour s’attirer la bienveillance de notre père : il apprécie bel et bien la géographie. On a tellement des goûts différents, lui et moi, que, des fois, je me demande si je n’ai pas été adoptée.
Je jette un œil par la fenêtre à ma gauche. Je vois de grosses vagues bleues et un grand ciel bleu. Même l’ombre de maman sur le pavois me paraît bleue – en ce moment, notre mère tient la roue de gouvernail à la timonerie extérieure. Le drapeau canadien qui claque sur sa hampe jure drôlement, avec sa feuille d’érable et ses bandes rouge vif.
— Dans quelle mer naviguons- nous, présentement ? demande papa.
Je réponds rapidement avant Éloi et en prenant un ton exaspéré pour bien montrer mon ennui.
— La Méditerranée !
— Et au large de quel pays ?
C’est encore moi qui réagis le plus vite et avec la même voix lasse :
— La Tunisie ! Nation africaine dont la capitale est Tunis et dont…
— Non, nous sommes dans les eaux de la Libye, me corrige aussitôt Éloi avec un air triomphant. Je l’ai vu tout à l’heure sur l’écran du GPS.
Je fais une moue contrariée à Éloi. Mais sa mine réjouie ne dure qu’une seconde, car notre père le reprend à son tour :
— Pas vraiment. Nous voguons dans les eaux internationales, pas dans les eaux territoriales libyennes. Toutefois, nous longeons sa zone SAR. Nous allons bientôt remonter vers le nord en direction de la Grèce, qui est notre destination finale.
CAHIER D’ÉCOLE — ÉGLANTINE
Cours de géographie
Zone SAR :
Acronyme pour « Search and Rescue », ou zone de « Recherche et sauvetage ».
Les nombreux pays qui entourent la Méditerranée se sont entendus pour se partager des secteurs de patrouille et de sauvetage pour les navires en détresse. Ces espaces s’étendent donc beaucoup plus loin que les eaux territoriales de chaque contrée.
CAHIER D’ÉCOLE — ÉGLANTINE
Cours de géographie
La zone SAR de la Libye s