FilièreAgroéquipements Résultats et prévisions 2010 • Perspectives 2011
Conférence de presse dautomne 2010 Mardi 19 Octobre 2010 - Paris
Sommaire 1. Communiqué de presse 4 2. Agroéquipement français : résultats globaux du 1 er semestre 2010 2.1 Production française 6 2.2 Importations 6 2.3 Exportations 7 3. Analyse des principales familles de produits des Agroéquipements 3.1 Les tracteurs agricoles 8 3.2 Les matériels de récolte automoteurs 11 3.3 Les presses et matériels de fenaison 12 3.4 Lesmatériels de travail du sol, fertilisation et protection des cultures 13 3.5 Les matériels pour l’élevage 14 3.6 Lesmatériels pour la vigne et le vin - fruits et légumes 15 3.7 Les matériels pour espaces verts 17 3.8 Les véhicules agricoles remorqués 18 4. Conjoncture dans la distribution 19 5. Conclusions et perspectives 5.1 Conjoncture au troisième trimestre 2010 21 5.2 Perspectives 2011 22 Annexes 23
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Après un premier semestre 2010 morose, le contexte économique agricole donne des signes de reprise
Le repli économique entamé en 2009 semble avoir atteint son point le plus bas. Tous les espoirs sont donc permis, la reprise est devant. 1 er semestre 2010 : assainissement des stocks Enfin, plus généralement, le premier semestre enregistre des évolutions contrastées selon les régions. Le ralentissement des ventes sur le marché français s’est poursuivi sur le premier semestre 2010. Lemarché français est entré plus tard et plus fortement en récession par rapport aux autres pays européens. Le Les constructeurs affichent des baisses de l’ordre de - 20 % surstockage important constaté en 2009 au niveau de la à - 40 %. Ce pourcentage ne traduit pas directement la distributiona mis du temps à se résorber. Les importa -baisse des investissements des agriculteurs en raison de teurs et les constructeurs français ont été pénalisés par le l’effet stock observé au niveau de la distribution. En ef - déstockage qui s’en est suivi, contrairement aux marchés fet, les concessionnaires disposaient en début d’année étrangers, où ce phénomène n’a pas été observé. d’un surplus de production en stock, freinant considéra -blement les prises de commandes. Le premier semestre Sur le premier semestre 2010, alors que le marché fran -2010 a donc permis d’assainir en partie les stocks et de çais diminue de 30 %, les importations limitent la baisse revenir à un niveau moins décalé par rapport à la réalité avec un recul de 17 %, à 1,48 Mds . du marché. En parallèle, les constructeurs français restent compétitifs Les fortes baisses d’immatriculations sur le marché des à l’export où l’on observe une baisse limitée de 6 % par tracteurs - secteur plus pénalisé que les autres matériels - rapport au 1 er semestre 2009 à 1,18 Mds . témoignent d’une conjoncture difficile avec un effet ciseau lié aux stocks et aux retards de livraison. Les prémices d’une reprise en douceur Tous les secteurs ont été impactés par ce ralentissement d’activités. Les salons de la rentrée montrent que le moral des agri -culteurs s’éclaircit particulièrement en grandes cultures Le secteur des espaces verts a été fortement pénalisé où l’envolée du prix des céréales durant l’été a redonné par un climat non propice à la vente de matériels et le confiance aux céréaliers. retard n’a pu être rattrapé au cours de la saison. Le secteur de l’élevage réagit plus timidement. Dans le Les matériels d’élevage ont également subi une très forte secteur laitier, les accords signés et l’augmentation du chute en 2010, résultant du gel des investissements des prix du lait sont des facteurs encourageants. Le secteur éleveurs, frappés de plein fouet par la crise. de la viande est face à plus d’incertitudes liées d'une part aux évolutions structurelles des exploitations et d'autre Le marché des matériels de transport, porté par les com - part à la baisse des cours, en particulier ceux du porc. mandes des CUMA et ETA, est encore très faible voire Avec la remontée des cours des céréales, le secteur de toujours en décroissance dans certains contextes d’éle - l’élevage se trouve également pénalisé avec un prix pour vage. En grandes cultures, les intentions d’achat existent l’alimentation en augmentation. mais tardent à se concrétiser.
Les demandes sur le terrain se font plus nombreuses La profession au travers de la filière des Agroéquipements, mais avec des schémas de décisions courts et des de l’Aprodema et d’Ubifrance souhaite afficher cette di -exigences de livraisons rapides. Les espoirs de reprise mension innovante des technologies et des services au devraient pouvoir se concrétiser en fin d’année. SIMA 2011. Ensemble, ces partenaires ont décidé de créer leur propre plateau TV sur un espace baptisé « Pôle L’enthousiasme de cette rentrée permet d’espérer pour Agroéquipement ». Plus qu’un carrefour d’échanges, ce 2010 un marché proche de celui de 2006 à 3,47 Mds . sera un lieu de rencontres et de découvertes où le cap sera mis sur l’innovation d’un secteur. Le marché français reste perturbé par des stocks d’oc -casion encore importants en raison d’un rétrécissement Plus que jamais l’Agroéquipement veut être reconnu des débouchés pour ces matériels tant en France qu’à comme un acteur économique performant et responsa -l’étranger. Cette situation constitue à la fois un frein aux ble, tourné vers l’avenir. commandes prévisionnelles de matériel neuf et un be -soin de financement alourdi. La distribution assume néan -moins cet accroissement de charge grâce à une situation financière saine doublée d’une gestion prudente de re -constitution de ses stocks. L’Innovation au rendez-vous chez les constructeurs Malgré les difficultés de marché, les entreprises ont pour -suivi leurs efforts d’innovation pour répondre aux deman -des toujours croissantes de modernisation de l’Agricul -ture. L’Agroéquipement s’affiche comme un secteur de pointe où compétitivité rime avec innovation.
Il n’y a pas de changement majeur dans le classe -ment des pays fournisseurs de la France en Agro -équipement. Toutefois, les tendances de fond se confirment au premier semestre 2010, à savoir : • La baisse régulière de la part de marché de l’Alle -magne (1 er pays fournisseur), à 28,6 % des importa -tions françaises d’Agroéquipement, • La progression des parts de marché du Royaume-Uni et du Japon à 5 %, • L’arrivée de la Chine à la 9 ème place, avec 3 % des livraisons du marché intérieur, • L’effondrement des livraisons depuis l’Espagne et la Suède, qui ne représentent plus que 2,2 % du total.
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Tracteurs En milliards d’ os Machines et équipements Source:AXEMA-INeuSrEE
2.3 Exportations Au premier semestre 2010, les exportations françaises d’Agroéquipement s’élèvent à 1,18 milliards d’euros, en baisse de 6 % par rapport au 1 er semestre 2009. Ainsi, alors que le marché français tarde à sortir de la crise, les pays étrangers dont la demande est plus vigoureuse, offrent des perspectives de croissance. Les familles de produits qui profitent de cette demande étrangère sont les motoculteurs (+ 37 %), les matériels d’arrosage et de protection (+ 20 %), les tondeuses à gazon (+ 14 %), et les matériels de semis et plantation (+ 2 %). En revanche, les secteurs des tracteurs, du travail du sol, de la récolte et fenaison, ainsi que de l’élevage et de la laiterie continuent d’être impactés par la morosité de la demande étrangère. Tout comme les importations, les tracteurs représentent une part plus faible dans le total des ventes d’Agroéquipe -ment à l’export (29 % contre 37 % au 1 er semestre 2009). Viennent ensuite les pièces et accessoires (17,5 %), les matériels de récolte et fenaison (13,9 %), les tondeuses à gazon (13,2 %) et les équipements de travail du sol, semis et plantation (10,2 %). La Pologne, premier pays en croissance dans le do -maine des Agroéquipements, représente un marché de 60 millions d’euros pour les exportations françaises (5 % du total), un chiffre qui a doublé en un an. Par ailleurs, les exportations françaises repartent au Royaume-Uni, en Belgique, en Suède et au Japon. En revanche, l’Allemagne et l’Italie offrent de moins en moins de débouchés depuis deux ans, et le poids de l’Allemagne est passé de 26 % à 20 % des livraisons fran -çaises à l’export.
Le tracteur agricole est considéré comme le produit « phare » de l’industrie des Agroéquipements, à la fois par le poids économique qu’il représente mais aussi par son niveau de technicité élevé proche de l’industrie automobile ou du poids lourd. Regardons en détail l’évolution de ce marché. Il est composé de 2 grandes catégories : • L ac andad ic utilisés • L a caéi ci dan ac pour la traction et l’animation des matériels agricoles : ils a et g ri v c e o r l g e e s rs,sloenstt:ralcetseurtrsacetnejuarsmbeéturrositsvigpnoeurronvsi,gnleessreprésentent la plus grande partie des immatriculations chargeurs télescopiques, les cteurs pour espaces totales en France, soit 71 % du marché total de l’année tra 2009. verts, etc. Cet ensemble représente en 2009 près de 29 % du total des immatriculations de tracteurs agricoles neufs. Immatriculations totales tracteurs agricoles neufs en France Le marché global des immatriculations de tracteurs agricoles neufs, toutes catégories, s’est élevé à 39 735 unités en 2009, soit une baisse de 9 % par rapport au marché de l’année 2008 qui avait enregistré 43 661 immatriculations. Les constructeurs estiment pour 2010 un marché global 1 9 47 1 2 0 6 26 23 478 1 8 49 9 1 8 6 8 0 en baisse de 15 % à 33 000 immatriculations.
3.1 Les tracteurs agricoles
Analyse des principales familles 3 de produits des Agroéquipements
En France, la part des tracteurs standards de plus de 100 ch recule de 73 % en 2009 à 68 % sur la période janvier-août 2010, concrétisant la baisse des investisse -ments des grandes exploitations. La proportion des trac -teurs de plus de 150 ch qui avait fortement progressé en 2008 et 2009 à plus de 31 % est en recul sur cette première partie 2010, à 29 %.
Les immatriculations des tracteurs standards ont marqué un net repli de plus de 30 % sur les 8 premiers mois de l’année 2010 avec 13 200 unités, contre 19 900 en 2009. Rappelons que l’année 2009 avait bénéficié du report des commandes de 2008, dont la livraison avait été différée, la demande dépassant alors les capacités de production des usines. La remontée des cours des céréales, ainsi qu’une campagne prometteuse en betteraves et pommes de terre laissent espérer un retour à l’optimisme en grandes cultures, mais une conjoncture toujours dégradée en élevage, avec une augmentation des prix des aliments du bétail. Les constructeurs s’attendent à une reprise timide au dernier trimestre, la priorité semblant aller à la restauration des trésoreries des exploitations agricoles. Les prévisions d’immatriculations des tracteurs standards s’établissent à 22 250 unités, soit une baisse de 21 % par rapport aux 28 332 unités de 2009.