Où sont les paradis perdus dont vous nous avez tant parlé ?
Où est le futur, métallique et sanglant ?
Où suis-je ?
Retrouver les instant perdus
Marcher la nuit, en laissant le silence autour de soi
La ville se tend, prête à éclater; mais elle tient bon, résiste à linfini
Bâillon de cuir obscur et lent
Fuite dans le brouillard
Tremblements
Un homme savance vers moi en courant, puis disparaît au moment où il semblait le plus proche.
Le voyage est sans fin,
le Film ne fait que commencer
Bientôt nous allons entrer dans la nuit infinie
Seuls quelques rares éclats de rire viendront troubles cet inquiétant silence.
Des larmes séchées sur mes paupières
ce visage qui tourne dans ma tête
Une voix assiège notre espace
Silence
Dans le film absolu les acteurs ne parleront pas,
ils ne feront même pas un geste.
Seuls leurs ombres onduleront au rythme dun spasme musical
Une cicatrice séteint dans le brasier dargent Noire de ta peau quéteint le sexe rouge
Bronze scintillant Image renversée
Revient la vie par un chemin ambigu, lespace se recrée au-delà de la joie
Machines, rouages indécis écrasés par des mécanismes absurdes
La vie sétale dans la plaine où volent des corbeaux Oiseaux maudits aux ailes déchirées Cris qui sinfiltrent au dedans de ta blessure
La douleur seffrite
Rien, si ce nest cette comédie dérisoire des autres qui sagitent pour rien
Partir, où ?
Recommencer : quoi ?
Chanter. Inscrire le ot des mots dans une harmonie vibrante Reprendre lexistence par le fil conducteur des choses cachées
Nous étions presque dans un film : musique dambiance image dune femme sans nom, trois couches de fards, cheveux ensorceleurs, une femme qui nest plus que sexe
Elle vendait son corps le matin, quand tu sortais à peine de tons sommeil, hésitant encore entre le rêve et la réalité
Existait-elle vraiment ? Elle vient de te dire bonjour
Femme de mort, de lultime décade ses cheveux entourent lesprit de ladolescent et dévorent voluptueusement son âme
Bouches béants, coeurs brisés Lèvres qui sentrouvent dans le noir
Lac gris, ailes blanches de la femme Eau salée de son vagi, mêlée à un sperme obscur
Cris dune vierge violée Fusil qui se brise et qui tire toujours MORT Versant gauche : la Ville Lumières éclatantes, phares des voitures Voix éteintes, tombes de nacre Sonnerie qui ne sarête plus Couteau ouvert avec une goutte de sang sur la lame femmes riches qui se promènent SEXE Côté droit le Vide Calme froideur des murs de béton Lumière toujours grise Automates qui font semblant de se déplacer Camions de viande qui se lèvent à lheure
Voyage dans une ville morte
tout le monde la oubliée
Seul surgit un palais de cristal
nu et transparent
calme et lumineux
Chat gris sur la gouttière
Chat noir dans ma mémoire qui pénètre calmement dans lespace de mes souvenirs
Cri rouge dans la plaine morte Tonneau de vin au fond de la cour Moustique voletant autour de la lumière conjugale Marche silencieuse des gens vers le train de lennui Funérailles tranquilles, la mort soublie vite Mais lassassin aux mains nues continue sa marche solitaire : moisson de sexes vengeurs, fuite dans lespace oublié
Promenade matinale des dieux qui se lèvent tard
Artiste au destin fabuleux
manipulant des paradoxes étranges
tu étais ange planant au-dessus des pantins morbides