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- 1 -
Les « dogmes » dialectiques de Vatican II
Etude sur la
forma mentis
sous-jacente aux textes conciliaire.
par Antoine Mallécot
L’originalitéduConcileVaticanIItientengrande partie à son caractère « pastoral ».
Le Concile visait à exprimer les véritésdefoisd’unemanièrepluscompréhensiblepourles
hommesd’aujourd’hui,etilasembléauxpèresconciliairesquecelaexigeaitd’écartertoutce
qui pouvait rappeler le style dogmatique. Aussi Vatican II a-t-il évité de définir explicitement
aucun dogme. Ce refus a par exemple conduit à éviter toute référence à la médiation
universelledelaSainteViergedanslamesureoùcettedoctrinepouvaitfairel’objetd’une
définition dogmatique, de sorte que sa seule mention rappelait trop le style dogmatique qu’il
s’agissaitjustementd’éviter.
CependantVaticanIIaformuléungrandnombred’enseignementsnouveauxdesorte
que la question du statut decesenseignementss’estviteposéeàl’autoritéecclésiastiquequi
venait de les formuler. Paul VI a répondu à cette interrogation en déclarant que les
enseignementsdeVaticanIIrelevaienttousdumagistèreordinairedel’Eglise,sibien
qu’aucund’entreeuxnedevaitêtreregardécommeinfaillible.Ceci explique peut-être que
certains fidèles ou même certains théologiens aient sibienrejetétouteidéed’unequelconque
infaillibilitédeVaticanIIqu’
ils ont décrétéqueleConcilen’étaitpasalléassezloinetqu’il
fallaitdépasserlalettredeVaticanIIaunom desonesprit.Ils’agitlàdelaréférenceau
fameux « esprit du Concile »quiajustifiétoutessortesd’abus,commel’atrès bien remarqué
le cardinal Ratzinger du temps où il était au service du Pape Jean-Paul II.
Ce caractère non-dogmatiquedeVaticanIIaparticulièrementretenul’attentionde
certainsdesopposantsauConcile.Ainsil’abbédeTanouärna
-t-il pu écrire dans
Vatican II et
l’évangile
queVaticanIIn’avaitformuléaucunnouveaudogmeetquesanouveautén’était
pas à rechercher de ce côté là. Or cette question semble devoir être examinée avec plus
d’attention.Ilestvraid’uncertaincôtéqueVaticanIIafuilestyledogmatiqueaurisque
parfoisd’unecertaineéquivocité
. D’ailleurscertainsrédacteursdetextesconciliairesontpar
mesure de compromis écrit des textes ambigus susceptiblesd’établirunconsensusentreles
différents courants de pensée représentés au Concile. D’unautrecôté–et bien que Vatican II,
selon Paul VI, ne possède pas les notes de l’infaillibilité–certains des enseignements du
Concile semblent bien demander un assentiment semblable à celui du aux dogmes des
Conciles antérieurs s’ilfautenjugerparl’insistancedesautoritésdel’Eglisesurleur
importancepourlaviedel’Egliseetdugenrehumaindanssonensemble.
.
Tel est le cas, par exemple, de la collégialité épiscopale, de la liberté religieuse ou du
fameux «
subsistit in
». D’aprèsPaul VI, ces enseignements relèvent seulement du magistère
ordinairedel’église.Cependant, en pratique, lesautoritésactuellesdel’Eglisetendent à
donner à ces enseignements la valeur des vérités irréformables –et même en fait, à les mettre
au dessus des dogmes définis par les conciles antérieurs, dans la mesure où il est mieux toléré
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