À peine sortie de son école de commerce, Elisabeth Buffet cumule cours de théâtre et petits boulots alimentaires... Affamée, elle est embauchée à la Fnac au service marketing malgré son amour de la scène. «Au début, le travail me plaisait. J'aimais rencontrer des gens aux parcours différents. Au service marketing, j'exerçais des missions variées. Puis, l'environnement professionnel est devenu plus formaté. Il manquait un grain de folie. J'ai commencé à me scléroser», se souvient l'humoriste. Elle consacre la moindre de ses pauses à l'écriture de sketchs, qu'elle joue une fois par semaine dans un bar, sous les hourras de ses collègues. De plus en plus lassée, elle demande un 4/5ème de temps à son employeur, un aménagement de ses horaires de travail qui dure six mois... Car entre un festival d'humour aux Caraïbes et un séminaire de la Fnac, Elisabeth tranche et démissionne. «Ensuite, est venue la peur du vide. Pour me rassurer et me forcer à écrire, j'ai reconstitué chez moi un univers de bureau, avec un ordinateur, une imprimante, un pot à crayons et des horaires fixes ! Mais maintenir un cadre aussi rigide s'est révélé totalement improductif». Heureusement, en 2008, la jeune femme assure la 1ère partie des spectacles de Franck Dubosc et Florence Foresti, et finit par se produire au Théâtre de Dix Heures, à Paris, jusqu'à fin 2009. Cette année marque le véritable début de sa carrière, comme une évidence, sans qu'Elisabeth ait à forcer sur sa force de vente. «Heureusement, je n'ai pas eu à toquer aux portes, à convaincre. J'en aurais été incapable». Pourtant la fibre commerciale revient quand il s'agit de discuter avec les producteurs!